Sa filiale Edouard Denis est touchée par un plan de départs volontaires.
Nouvelles suppressions de postes chez Nexity
La crise de la construction et la fin de certaines mesures fiscales secouent toujours le monde de la promotion. Quelques mois après avoir annoncé une baisse de 17 % de son chiffre d’affaires, Nexity, le plus grand promoteur français, continue de tailler dans ses effectifs. Ce sont cette fois-ci 120 personnes qui sont concernées au sein de la filiale Edouard Denis, que le groupe avait acquis en 2016 et dont il était détenteur à 100 % depuis 2023.
Ce n’est pas la première réduction d’effectifs effectuée par Nexity ces derniers temps. L’an passé, 500 postes avaient déjà été supprimés, dont 227 licenciements secs. C’est donc un peu plus du quart des 400 collaborateurs d’Edouard Denis qui sont concernés, « sur la base du volontariat, sans départs contraints », commente Nexity.
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La direction met en cause la fin du dispositif Pinel pour expliquer ses ennuis. Ce dernier a en effet été supprimé en fin d’année dernière, sans substitution. Or, Edouard Denis était particulièrement dépendant de ce dispositif, explique Fabien Acerbis, président de la filiale.
Si ce plan est spécialement visible, c’est tout l’écosystème du secteur qui continue toutefois d’être touché. En 2024, près de 14 740 entreprises de la construction, dont 1554 promoteurs et constructeurs ont fait défaut. La Fédération française du bâtiment estime à plus de 100 000 le nombre d’emplois perdus.
La rédaction