Tout comme le private equity, le capital risque travee une crise majeure de financement. Seuls les secteu de l’énergie et de l’environnement ont vu une augmentation des investissements en 2008. Mais cette nouvelle tendance ne doit pas cacher des phénomènes structurels plus profonds et plus préoccupants.

Tout comme le private equity, le capital risque traverse une crise majeure de financement. Seuls les secteurs de l’énergie et de l’environnement ont vu une augmentation des investissements en 2008. Mais cette nouvelle tendance ne doit pas cacher des phénomènes structurels plus profonds et plus préoccupants.

En Europe, le capital risque souffre de problèmes endémiques. Le tissu industriel technologique est atomisé. Les sociétés sont de taille trop petite. Résultat, elles peinent à s’imposer face à leurs concurrentes américaines ou chinoises. De leur côté, les fonds ne disposent pas d’assez de moyens pour accompagner leurs entreprises, même quand elles réussissent. Preuve de ce phénomène, le nombre de fonds capital venture a diminué de moitié en Europe depuis la crise internet de 2001.

Dans une période où les investisseurs se font rares, les entreprises internationales viennent jouer les sauveurs. Le corporate venture devient à la mode. Google, dernière société à s’être lancée dans l’aventure, a créé un fonds d’investissement de 100 millions de dollars pour la seule première année. Le groupe se dit prêt à investir dans tous les secteurs technologiques. Logiciels, hardware, Internet, biotech et santé… Google veut être partout.

D’autres entreprises se lançant dans le capital venture gardent des stratégies plus proches de leur secteur de compétences. C’est le cas d’IBM qui concentre son fonds à la découverte de start-up dans les milieux du logiciel et du hardware.


 
Capital venture : au-delà du financement


Malheureusement, on limite trop souvent le capital venture à son aspect financier. Pourtant, son apport va bien au-delà. Le conseil et l’accompagnement sont évidemment des éléments clés dans la réussite du projet. La petite entreprise des débuts a pleinement profité de l’expertise de la société du capital risque.

L’effet pervers du développement du corporate venture réside donc là. Ces grandes firmes ont-elles intérêt à ce que ces pépites se développent ? Bien souvent, la réponse est non. Dans ce cas-là, leur version du capital venture se résume plus à du pillage : « je t’aide à te financer si tu fais partie de mon club ». Jolie façon d’éliminer la concurrence, avant même qu’elle ait le temps d’éclore..

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