En dépit de la loi de simplification du 26 novembre 2025, les « cristallisations » des règles d’urbanisme promises pour sécuriser les projets demeurent à parfaire. L’article L. 442-14 du Code de l’urbanisme protège mal les permis précoces, tandis que les nouveaux L. 431-6 et L. 441-5 s’avèrent assez restrictifs et, de fait, éloignés de leurs ambitions initiales. Intentions louables, mais mécanique défaillante.

Engager la responsabilité d’un intervenant dans le cadre d’un marché public de travaux suppose un triple impératif probatoire : l’existence d’une faute en lien de causalité direct et certain avec le préjudice allégué. Cet exercice peut être ardu, d’autant que le juge administratif apprécie strictement les faits rapportés (et nécessairement justifiés) au soutien des prétentions qui lui sont soumises

L’assurance dommages-ouvrage, instaurée par la loi Spinetta, garantit au maître d’ouvrage une indemnisation rapide des désordres de nature décennale, sans recherche préalable de responsabilité. Obligatoire sauf exceptions, elle obéit à une procédure strictement encadrée (délais de 10, 60 et 90 jours). Attachée à l’immeuble, elle sécurise durablement les propriétaires successifs.

Avocat expert en droit de l’hôtellerie-restauration, Me Baptiste Robelin, associé de Novlaw Avocats, a coécrit avec Sarah Becquart un guide pratique consacré aux cafés, hôtels et restaurants, paru aux éditions du Moniteur. Il revient sur les points de vigilance qui jalonnent la vie d’un établissement CHR.