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Cette nomination était très attendue par les professionnels, après quasiment un mois sans personne à la barre du ministère du logement.

Guillaume Kasbarian est donc le quatrième à occuper ce poste sous le second quinquennat Macron. Le député renaissance de l’Eure-et-Loir s’était notamment fait connaître par sa loi anti-squats.

Parcours

Ce natif de Marseille de 36 ans a grandi dans le Sud de la France et au Kenya. Diplômé de l’Essec, il a ensuite fait ses armes dans de grands cabinets de conseil comme Monitor Deloitte et PMP. Macroniste de la première heure, il rejoint En Marche en 2016, avant de se faire élire député de la première circonscription d’Eure-et-Loir en 2017. Âgé alors de 29 ans, il fait partie de cette vague de jeunes députés sans expérience politique qui avaient rejoint les bancs de l’assemblée.

Lors de cette première mandature, il est membre de commission des affaires économiques. Il s’y distingue par des positions très libérales économiquement et s’attaque à certaines mesures du projet de loi climat, réussissant en particulier à en faire supprimer une mesure qui soustrayait 5 % du produit de la vente d’un bien mal isolé pour financer la rénovation de ce bien.

Réélu en 2022, il s’était mis sous le feu des projecteurs en portant une loi anti-squats particulièrement agressive. Celle-ci durcissait les sanctions envers les squatteurs et surtout facilite les procédures d’expulsion, aboutissant à l’un des textes les plus répressifs depuis des décennies sur le sujet. Salué par les propriétaires, le texte avait en revanche été décrié par les associations d'aide au logement. Plus récemment, il avait en revanche soutenu la proposition de loi visant à réduire la niche fiscale des locations meublées de type AirBnB.

Une figure qui divise

Des faits d’armes qui l’ont rendu très populaire auprès des professionnels de l’immobilier et des propriétaires. Des organismes comme la FNAIM et l’Alliance pour le logement se sont ainsi félicités de son arrivée comme ministre délégué. S’il semble donc faire l’unanimité du côté des professionnels du secteur, les commentaires sont en revanche nettement moins flatteurs chez les associations, qui comme la Fondation Abbé Pierre se disent très inquiètes par la nomination d’une figure polémique. Eddie Jacquemart, président de la Confédération nationale du logement, considère son arrivée comme " une véritable gifle à tout le secteur du logement"  et " une déclaration de guerre aux locataires".

Produit pur jus de la Macronie et ouvertement affiché comme faisant partie de l’aile droite de Renaissance, Guillaume Kasbarian s’inscrit parfaitement dans la « droitisation » du second quinquennat Macron. Reste à voir si son rattachement au ministère de la Transition écologique et de la cohésion des territoires sous l'autorité de Christophe Béchu l’obligera à prendre des positions plus nuancées. Les arbitrages à venir autour de la loi SRU ou encore les questions de diagnostic énergétique risquent de constituer un délicat exercice de « en même temps » pour le jeune ministre.

François Arias