Les transactions sont nombreuses, mais une demande placée en volume en forte baisse.

L’établissement Paris La Défense fait le bilan de son année 2025. Autant dire que les résultats sont en demi-teinte.

Pour voir le verre à moitié plein, il est possible de se dire qu’avec 104 transactions signées, 2025 a été une excellente année en nombre de signatures, étant le deuxième meilleur cru pour le quartier d’affaire après 2024 et ses 114 transactions. En y regardant de plus près, cette apparente bonne santé s’avère principalement portée par les surfaces de moins de 1000 mètres carrés (60 transactions). Les moyennes surfaces (entre 1000 et 5000 m²) sont elles moins nombreuses, passant de 47 à 43 signatures. La chute est encore plus violente pour les surfaces de plus de 5000 mètres carrés, qui passent de huit à trois signatures.

Les volumes en chute libre

Résultat la demande placée en volume s’effondre, passant de 211 200 mètres carrés en 2024 à seulement 149 320 mètres carrés l’an passé. Sans surprise, la baisse des grandes transactions grève le bilan avec un volume quasiment divisé par quatre.

Du côté de Paris La Défense, cette baisse est expliquée par des temps de décisions plus longs, mais également par le fait que certaines renégociations de baux importants n’ont pas été comptabilisées.

« Ces dernières années, le marché immobilier de La Défense s’est profondément transformé. Nous sommes passés d’un marché composé quasi essentiellement de grands comptes, à un marché beaucoup plus diversifié, tant en termes de tailles d’entreprises qu’en matière de secteurs d’activité. Si une entreprise sur deux quitte Paris pour rejoindre La Défense, c’est bien entendu pour des raisons économiques, mais également pour les qualités intrinsèques du quartier marquées par une excellente desserte en transports en commun, des services équivalents au centre de Paris et une offre immobilière de très haut niveau, » commente Pierre-Yves Guice, directeur général de Paris La Défense.

Pour finir, le taux de vacance enregistre lui une légère baisse et s’établit à 14,6 %.

Une diversification du quartier d’affaires

Ce bilan enseigne également que la Défense continue de se transformer, avec une diversification des domaines d’activités des bailleurs. Des secteurs de prestige comme la mode ou le luxe étant moins réticents à s’installer dans le quartier, des noms comme Kering, Dior ou Lacoste ayant choisi d’y poser leurs valises. Un cluster santé se constitue également autour de Merck, Biogen, Leo Pharma et plus prochainement Sanofi, avec l’immeuble C3B qui sera conçu par WO2.

Alors que l’immobilier de bureau est toujours en crise, La Défense n’est toujours pas sortie de l’ornière et doit faire face à de nombreux défis, entre un parc vieillissant et les changements d’usages des utilisateurs.

François Arias

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